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Page mise à jour le : 16-06-2025

Remunicipalisation ports

Suite au rejet de notre action suspensive du SPIC, une action visant à suspendre la décision 06 transfert CSP 1 juin 2025 prise par CM 22 mai 2025 est-t-elle envisageable ?

Délibérations CM 22 mai 2025 Délibération n°6 CM 22 mai 2025

Remarques

Des annexes importantes ne sont pas communiquées comme l'avenant Sodeal et le tableau des contrats transférés

Demande de communication documents par conseiller portuaire

Il est fait référence à l'article 46 du CSP pour résilier le contrat ce qui n'est pas en accord avec le contrat.

Au regard du rapport accablant de la chambre régionale des comptes, il n'y a que l'application de l'article 45 résiliation pour faute d'applicable

URGENCE DEFENDABLE ?

Bien entendu tout cela se fait

Les clauses du CSP

Synthèse

Absence de consultation obligatoire du Conseil portuaire

L'article L.5314-15 du Code des transports prévoit que le Conseil portuaire doit être consulté pour toute décision importante affectant l’organisation ou l’exploitation du port. Son absence constitue une irrégularité procédurale majeure, remettant en cause la légalité de la délibération du 22 mai 2025.

Violation du principe de probité, conflit d’intérêts majeur

Le Maire, PDG en exercice de la SODEAL, ainsi que 8 conseillers municipaux également administrateurs de cette société, ont pris part au vote de la délibération du 22 mai 2025 portant sur la reprise des contrats de la SODEAL par la commune. Ils ont ainsi statué sur une décision impliquant directement une entité qu’ils dirigent ou administrent.

Problèmes juridiques liés à la résiliation

La résiliation est fondée sur l’article 46 du contrat de concession, comme stipulé dans la délibération du 22 mai 2025 . Or, au vu des manquements répétés de la SODEAL, notamment ceux identifiés par la Chambre Régionale des Comptes (CRC) et signalés dans des contentieux en cours, c’est l’article 45 qui devrait s’appliquer : résiliation pour faute, entraînant la déchéance.

Cela change les conditions de calcul d’indemnité et la nature de la procédure. La mauvaise base juridique pour la résiliation constitue un motif d’illégalité de l’acte administratif.

Absence de protocole de transfert clair

Aucune trace d’un protocole structuré de transfert des obligations contractuelles ou des actifs passifs n’apparaît dans les documents. Cela viole l’exigence de transparence, et peut créer des risques juridiques pour la continuité du service public.

Engagement irrégulier de 2 M€ HT sous forme de prêt

Le prêt prévu pour 2024, sans intervention judiciaire alors que des alertes sont émises par la CRC et des plaintes déposées au parquet (notamment par le CDPCA et un conseiller portuaire), constitue un risque de détournement de fonds publics. Si ces fonds sont transférés automatiquement à la régie sans décision judiciaire, il pourrait s’agir d’un acte de gestion de fait ou d’un abus de pouvoir.

Redevances perçues à tort par la SODEAL après la fin de sa compétence

Depuis le 1er juin 2025, la SODEAL n’est plus compétente. Toutefois, elle a perçu des redevances pour des périodes postérieures. Cela crée un risque de double facturation et de perception indue, en violation de l’article L.2331-1 du CGCT sur les finances publiques locales.

Conclusion juridique

  1. irrégularité de procédure,
  2. conflit d’intérêt,
  3. base juridique erronée pour la résiliation,
  4. engagement financier litigieux,
  5. risques de double perception,