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Décision de rejet TA 12 juin 2025
L’ordonnance du 12 juin 2025 rendue par le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier rejette la demande de suspension d’exécution de la délibération n°10 du 12 mars 2025 du conseil municipal d’Agde, portant sur la création d’un SPIC pour la gestion des ports.
Délibérations "ports" du 12 mars 2025 PV du CM du 12 mars 2025
Le procès verbal de la réunion du Conseil municipal du 12 mars 2025 a été publié sur le site de la mairie d'Agde le 10 avril 2025
Le CDPCA a fait un signalement au Préfet de l'Herault, concernant l'inclusion de la gestion des berges de l'hérault dans la gestion des ports le 27 janvier 2025, ce courrier est demeuré sans réponse. lettre au Préfet du 27/01/2025
le CDPCA a fait une demande d’examen de légalité de la délibération N°10 relative à la création du SPIC pour la gestion des ports du Cap d’Agde en date du 28 avril 2025 au Préfet de l'Hérault lettre au Préfet du 28/04/2025
Le Conseiller portuaire vice Président du CDPCA a également alerté la DDFIP sur des possibles irrégularités Voir document
A noter que cette remunicipalisation des ports a été validée par le Conseil municipal sans consultation préalable du Conseil portuaire
Les statuts du SPIC ne sont pas difusés par la Mairie dans le procès verbal du Conseil municipal du 12 mars 2025
Le CDPCA a pu récupérer ce document auprès d'un Conseiller municipal d'opposition !
Le CDPCA a également alerté la DDFIP sur des possibles irrégularités Statuts SPIC
Le CDPCA a fait un communiqué de presse aux médias, le Midi libre en a parlé le 13/05/2025
Après plusieurs réunions de Bureau le Conseil d'administration du CDPCA s'est réuni le 26 avril 2025 et a décidé le plan d'actions qui autorise notre Présidente à Ester en justice. PV-AG-26/04/2025
Considérant qu'il est une priorité d'empêcher la création abusive de ce SPIC et en raison de l'absence de réaction à ce jour des autorités pourtant saisies, une action urgente auprès du TA doit être engagée
Un travail préparatoire a été fait pour alléger la tâche de notre avocate.
Collectif des Plaisanciers du Cap d’Agde (CDPCA)
Siège social : 1 rue Giuseppe Verdi 34500 BEZIERS
Représentée par Evelyne Portier, Présidente
Contre :
Commune d’Agde
Hôtel de Ville, Cours de la République, 34300 Agde
Dirigé contre la délibération N°10 du Conseil municipal d’Agde en date du 12 mars 2025, portant création d’un Service Public Industriel et Commercial (SPIC) pour la gestion des ports de la commune et approbation de ses statuts.
Le Collectif des Plaisanciers du Cap d’Agde (CDPCA), régulièrement déclaré en préfecture et dont les statuts prévoient explicitement la possibilité d’ester en justice, a pour objet la défense des intérêts collectifs des usagers des ports du Cap d’Agde, notamment en matière de transparence de la gestion, de qualité des services portuaires, et de protection des droits des plaisanciers.
Par délibération en date du 12 mars 2025, le Conseil municipal d’Agde a décidé de créer un Service Public Industriel et Commercial (SPIC), destiné à reprendre la gestion portuaire jusque-là assurée par la SEM SODEAL, dans un contexte de graves dysfonctionnements de cette dernière, pointés dans un rapport de la Chambre régionale des comptes publié en septembre 2023 portant sur les exercices 2017 à 2022.
Or cette décision est entachée de plusieurs illégalités de fond et de forme, qui justifient le présent recours pour excès de pouvoir.
L’article L5314-10 du Code des transports impose la consultation du Conseil portuaire pour tout changement significatif relatif à l’organisation ou la gestion des ports maritimes communaux.
Aucune réunion ni consultation de ce Conseil portuaire n’a précédé la délibération en cause, ce qui constitue une violation manifeste d’une formalité substantielle.
Les documents produits par le cabinet de conseil ayant préparé le changement de mode de gestion n’ont pas été transmis aux conseillers municipaux, en méconnaissance de
Cela constitue une atteinte grave au fonctionnement démocratique du conseil municipal.
Le rapport de la Chambre régionale des comptes met en évidence des faits de gestion irrégulière, conflits d’intérêts et carences de contrôle. Malgré cela, les statuts du SPIC reconduisent les mêmes dirigeants, traduisant une volonté manifeste de contourner le contrôle préfectoral.
Les statuts du SPIC contiennent une clause de confidentialité généralisée, y compris pour des informations relevant du service public. Cela contrevient :
Les statuts approuvés par la délibération attaquée ne prévoient aucune clause interdisant explicitement le transfert des bénéfices éventuels du SPIC vers le budget général de la commune.
Ce silence fait courir un risque juridique sérieux d’affectation irrégulière des excédents du SPIC, en contradiction avec le principe fondamental d’autonomie budgétaire des Services Publics Industriels et Commerciaux.
Le Conseil d’État a rappelé dans une jurisprudence constante (CE, 16 octobre 1981, n°22580) que les excédents de gestion d’un SPIC ne peuvent légalement être affectés au budget général d’une collectivité territoriale, sauf dans des cas limités et justifiés.
L’absence de garde-fou statutaire contre de tels transferts constitue une carence grave, qui entache la légalité des statuts et, par voie de conséquence, de la délibération qui les approuve.
M. Sébastien Frey, Maire d’Agde, a pris la présidence du conseil d’administration de la SODEAL le 25 mars 2025, soit en pleine période de transition vers une régie municipale qu’il pilote lui-même. Cette situation soulève un conflit d’intérêts manifeste, dans la mesure où il se trouve simultanément :
Une telle concentration des pouvoirs et des rôles constitue une atteinte grave aux principes de bonne gouvernance, d’impartialité et de séparation des fonctions, qui doivent présider à toute transformation institutionnelle d’une mission de service public.
En outre, plusieurs membres du conseil d’administration de la SODEAL, également conseillers municipaux, ont pris part au vote des délibérations relatives à la remunicipalisation et à la création du SPIC, sans s’abstenir ni déclarer leur situation. Ce manquement aux obligations de transparence et de probité entache la régularité des décisions adoptées en Conseil municipal.
Enfin, la réunion du Conseil portuaire prévue le 27 mai 2025 a été annulée pour un motif indépendant du Maire, mais sa préparation s’est déroulée dans une opacité totale : le dossier transmis aux membres se résumait à une simple page blanche, rendant impossible toute préparation sérieuse. Ce dysfonctionnement s’ajoute à une série de manquements qui traduisent l’échec du processus de concertation, remplacé par une logique de passage en force, concrétisée par la mise en application du SPIC dès le 1er juin 2025.
Par ces motifs, et tous autres à soulever d’office, l’Association de Défense des Plaisanciers du Cap d’Agde (CDPCA) demande à Monsieur le Président du Tribunal administratif de Montpellier de :
Pièces jointes :
(Articles L.521-1 et R.522-1 et suivants du Code de justice administrative)
Collectif des Plaisanciers du Cap d’Agde (CDPCA)
1 rue Giuseppe Verdi 34500 BEZIERS
Représentée par Evelyne Portier présidente statutaire, dûment habilitée
Contre :
Commune d’Agde
Hôtel de Ville – Cours de la République – 34300 Agde
La présente requête vise à obtenir en urgence la suspension de l’exécution de la délibération N°10 du Conseil municipal d’Agde en date du 12 mars 2025, portant création d’un Service Public Industriel et Commercial (SPIC) chargé de la gestion des ports de la commune et des berges de l’Hérault.
Cette demande est formée en parallèle d’un recours pour excès de pouvoir, également déposé ce jour, et enregistré sous le numéro……..
Le CDPCA est une association déclarée, dont l’objet statutaire inclut expressément la défense des intérêts des usagers des ports d’Agde. Elle dispose, en vertu de ses statuts, de la capacité à ester en justice pour défendre les intérêts collectifs des plaisanciers et usagers du domaine portuaire.
Elle justifie donc d’un intérêt à agir direct et spécial au sens de la jurisprudence administrative.
La décision contestée autorise la mise en œuvre immédiate d’une nouvelle structure juridique (le SPIC) pour gérer les ports de la commune, sans transition, et avec les mêmes responsables que ceux mis en cause dans le rapport très critique de la Chambre régionale des comptes.
Cette mise en œuvre crée un risque grave de perpétuation des pratiques dénoncées :
L’exécution immédiate de la délibération pourrait engager contractuellement la commune de manière irréversible, verrouillant un mode de gestion profondément vicié, en contradiction avec les principes de transparence, d’impartialité et de bonne administration.
Il y a donc urgence à suspendre l’effet de la délibération, afin d’éviter un préjudice difficilement réversible pour l’intérêt public local, les usagers des ports et l'image de l’administration communale.
Plusieurs moyens sont de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la délibération :
Ces moyens, à eux seuls ou pris ensemble, font peser un doute sérieux sur la légalité de l’acte administratif contesté.
Il est demandé à Monsieur le Juge des référés du Tribunal administratif de Montpellier :
Pièces jointes :
NOTA : sans ces documents il faudrait peut-être ajouter une indemnisation du CDPCA pour couvrir les charges d'avocat